Résultats

Le forage mis à la disposition du projet pour rétablir le débit initial de la foggara de Tademait, est dénommé forage Ait Messaoud. Il est situé en bordure orientale de l’oasis. Sa profondeur est de 150m, son niveau statique est à 34m et son débit est de 20 l/s.

En attendant l’installation de la station de pompage solaire prévue, les exploitants ont adopté le nouveau système d’irrigation localisée en utilisant les faibles ressources en eau des puits de surface disponibles. C’est ainsi que, grâce à l’économie d’eau assurée  par  le nouveau mode d’irrigation localisée et sa gestion raisonnée, la superficie irriguée a plus que doublé  par la mise en culture des interlignes entre les palmiers (avec diverses cultures vivrières).

Deux réseaux d’irrigation ont ainsi été installés :

  • un réseau d’irrigation localisée adapté aux palmiers comportant des diffuseurs à forts débits (10 à 12 litres/heure) ;
  • un autre réseau d’irrigation localisée simplifié (tubes perforés sur place, donc sans goutteurs sophistiqués pour les cultures légumières.


Ainsi, une économie d’eau très significative a été obtenue grâce à la condamnation des Séguias (canaux en terre sableuse très perméable et source d’une grande perte d’eau par infiltration), d’une part, et à l’irrigation localisée pour toutes les cultures,
d’autre part.

 

  • Culture intercalaire de courgette conduite en irrigation localisée
  • Les interlignes non cultivées avant l’adoption de l’irrigation localisée
  • Ancienne canal (séguia) de distribution et d’irrigation
  • Culture de tomate d’hiver conduite en irrigation localisée.


Diverses cultures ont été mises en place par cinq exploitants sur une superficie totale de l’ordre de 1 hectare (palmier dattier et cultures légumières en intercalaires). Les volumes d’eau disponibles ont permis de restructurer les exploitations et de faire fonctionner le nouveau mode d’irrigation, mais n’ont pas permis de satisfaire les besoins minimum des cultures en eau.

En dépit de cette déficience, les exploitants ont fait des progrès considérables dans la prise de conscience de l’enjeu de l’économie de l’eau et de l’amélioration de sa valorisation. Ils ont également saisi la complexité de la situation hydrique de leur oasis et les interférences entre les impacts de l’exploitation des puits de surface sur la viabilité de leur foggara.

En définitive, malgré le grand déficit hydrique de l’oasis, les résultats agricoles obtenus ont renforcé la conviction des exploitants que l’augmentation du débit de la foggara par la station de pompage solaire leur permettra de restaurer leur oasis et d’améliorer ainsi leurs revenus agricoles.