Problématique

Le site du pilote se localise dans la haute Vallée d’Oued Righ. Le système de drainage de la Vallée d’Oued Righ est assuré par le canal à ciel ouvert sur une longueur de 150 Km à partir de la localité de Goug (Daira de Temacine) jusqu'au chott Mérouane à Melghir (Wilaya d’el Oued). Ce canal central joue un rôle vital pour l’ensemble des communautés développées le long de son itinéraire et pour la sauvegarde de la qualité des terres des oasis, principale ressource de denrées alimentaires dans la région.

Les trois principales nappes disponibles sont :

  • la nappe phréatique dont la profondeur varie de 0 m (zéro) à 50m, avec des eaux chargées en sels (jusqu’à 13g/l). l’alimentation de cette nappe est entretenu essentiellement par les excédents d’irrigation. Elle est rarement exploitée pour l’irrigation ;
  • la nappe du Complexe Terminal, située à des profondeurs variant entre 65 et 416 m, son débit varie de 25 à 45 l/s et fournit une eau ayant une charge saline de 3 à 11 g/l. Elle est largement exploitée pour l’irrigation ;
  • la nappe du Continental intercalaire, située à des profondeurs pouvant atteindre 2200m au nord de la vallée. Sa qualité est nettement meilleure que celle de la précédente. Elle est mobilisée surtout pour l’eau potable.


La problématique de ce pilote (Pilote 2) est celle qui concerne la plupart des oasis de la Vallée d’Oued Righ, à savoir la gestion inappropriée des eaux d’irrigation et de drainage des terres.

La mise en eau de vastes superficies dans un contexte général de non pénurie d’eau et la remontée de la nappe phréatique se sont traduites par le développement d’une intense hydromorphie accompagnée par une salinisation des terres.

La réalisation d’un imposant réseau de drainage à l’extérieur des exploitations agricoles n’a pas permis de rabattre suffisamment le niveau de la nappe phréatique. Il en découle une faible efficience de l’eau d’irrigation, une dégradation des plantations, voire même leur dépérissement dans certaines situations. La durabilité de l’agriculture s’en trouve menacée au vu des tendances évolutives des revenus des exploitants agricoles. Certains d’entre eux sont amenés à recourir à d’autres activités pour améliorer leurs revenus.